Re: La galerie du sud ouest
Posté : 05 nov. 2014, 00:35
Bon comme il n'y a absolument plus aucune chance que je rende quoi que ce soit je balance donc le scénario pour mon Sc du tournois. Je rapelle le thème était "Marginal et révolté".
J'ai même pas trouvé de bon titre pour le Sc du coup il s'appelle juste "Projet Marginal"...
[spoiler]Projet Marginal
Marc Temme
Le Juge
Maitre Antos ( l'avocate)
Paul Temme( le frère aîné)
Thomas Temme (le frère cadet)
Adam Temme (le père)
Lauren ( la mère)
Mr Chemin
Salle du tribunal. Marc est sur le banc des accusés, entouré de policiers.
Voix : Veuillez vous lever pour l'entrée du juge.
Marc ne bouge même pas. Maître Antos le regarde d'un air mauvais. Le juge s'installe et commence à parler, mais Marc ne l'écoute pas.
Narrateur : Ils me regardent, ils me jugent tous. Dans leurs esprits ils m'ont déjà condamnés. Ils sont juste là parce qu'ils veulent me voir, ce que je vais faire, ce que je vais dire. Je les dégoûtent et les fascinent en même temps. Pathétiques créatures qui ne méritent même pas l'apellation "d'être humain". Ils se sentent tous tellement mieux que moi, tellement supérieurs dans leurs maisons impeccables, leurs petites vies minables. On les croiraient tous sortis de la même publicitié pour du dentifrice ou d'autres merdes dans le genre. Morts, ils sont tous morts déjà, depuis leur naissance dans ce monde de merde. Je ne veux pas être comme eux, jamais je ne serais comme eux.
Juge (voix) : Alors, Mr Temme ?
Marc : Hm...
Juge : Que décidez vous de plaider ?
Marc : Non coupable.
Maitre Antos : Hein ? Non, ce que mon client veut dire....
Marc : Je veux dire "non coupable".
Murmure dans le public.
Juge : Mr Temme, au vu des faits, je ne pense pas une seule seconde que vous devriez...
Marc se lève d'un bond. Les policiers l'empoignent.
Marc : Vous me donnez le choix alors je réponds selon mon choix ! NON COUPABLE ! N'espérez pas que je rentre dans votre jeu !
Maitre Antos : Mr le Juge je propose de reporter la scéance, je... Mon client n'est visiblement pas dans un état de nerf stable...
Juge : Nous allons faire une pause de 30 minutes. Maitre Antos, veillez à ce que votre client soit capable de se contenir pour le reste du procès.
L'assemblée se lève et sort. Les policiers mènent Marc par un couloir dérobé. Dans la rue on peut entendre le brouhaha d'une foule.
Marc : Ils sont encore là... Ils geulaient déjà aux abords de la prison, sur le chemin du tribunal, en sortant du tribunal... Une masse grouillante qui ne rêve que de me déchiqueter, au nom de la justice et de la protection des "gens civilisés". Tout ça parce que je ne joue pas le jeu, parce que je veux pas être un espèce de cadavre ambulant comme tout les autres.
Marc se trouve maintenant dans une petite pièce isolée, seul avec la juge.
Marc : Qu'est ce que vous allez me dire ?
Maitre Antos : Ecoutez moi bien, Marc... Je me fiche littéralement de votre sort. Je dois officiellement vous défendre mais en fait, je m'en contrefiche si on vous condamne à être pendu par les couilles à un lampadaire pendant que la populace vous lynche avec des pierres... Mais moi, je m'occupe de mon propre sort.
Marc : Tout le monde ne s'occupe que de son propre sort.
Maitre Antos : Fermez là ! Moi, moi je vais rentrer dans l'histoire pour avoir défendu la personne qui ne mérite même pas que l'on prenne sa défense. C'est comme si j'étais obligé de défendre Hitler à son propre procès. Vous, vous allez vous occuper pour que vous puissiez vous faire déclarer mentalement instable et PEUT ETRE éviter la peine de mort. Je suppose que au moins, vous ne voulez pas mourir ?
Marc : Tout le monde me veut mort, je suppose que je ne devrais pas leur faire ce plaisir...
Maitre Antos : Oui... Oui... Alors par pitié, contenez vous, souvenez vous de ce que je vous ai dis, de ce que vous devez dire... Pour une fois dans votre vie contenez vous et faites profil bas !
Narrateur : Profil bas... Profil bas...
Flashback. C'est Adam, le père de Marc.
Adam : Bon sang Marc tu ne pourrais pas un peu faire profil bas ! C'est insupportable que tu te fasses tout le temps remarquer comme ça ! Tu ne... Tu ne pourrais pas être NORMAL pour une fois ?
Puis ensuite Lauren, la mère de Marc.
Lauren : Chérie, écoute un peu ton père, et ne compte pas sur moi pour que je prenne ta défense. Les parents de Andy pourraient porter plainte ! Ecoute, je sais que c'est pas très facile pour toi pour t'intégrer, mais... Hum... Tu ne peux pas continuer à... Tu dois contrôler un peu tes émotions... Tu dois...
Fin du flasback.
Marc : Je dois faire quoi, à part ça ?
Maitre Antos : Rien... Rien mis à part prier. S'il existe un dieu, je pense pas qu'il ai envie de vous voir tout de suite.
Narrateur : Dieu... La réponse des faibles qui ont besoin de croire en un avenir joyeux et chantant ridicule... Vivre dans le mensonge uniquement pour moins avoir peur... Ridicule...
Maitre Antos : Vous croyez en Dieu ?
Marc : ...Oui.
Flashback, on voit Thomas, le frère cadet.
Thomas : Père Thalès à dis dans son sermont que l'homosexualité est un péché mortel... Je sais pas trop quoi en penser. Papa et maman l'adorent comme prètre. Je suppose qu'ils pensent comme lui... Je peux te confier un secret ? T'es le seul à qui je peux parler. T'es comme moi, t'es marginal. Tu me jugera pas, au mois...
Fin du flashback. Marc est de retour devant le juge. Le procès est bien avancé.
Juge : J'apelle maintenant à la barre monsieur Paul Temme, frère de l'accusé.
Un murmure se fait entendre dans la salle, mais personne n'approche.
Maitre Antos : Monsieur le juge, monsieur Paul Temme a refusé de prendre part au procès, pour raisons personnelles.
Juge : Je vois... J'apelle donc maintenant à la barre Mr Chemin, spécialiste psychologique.
Maitre Antos se penche vers Marc.
Maitre Antos : Si vous croyez en Dieu, c'est le moment de prier.
Marc ferme les yeux.
Narrateur: Prier... Pourquoi prier ? Pour demanquer quoi à Dieu ?
Flashback.
Marc écoute ses parents crier très fort dans une autre pièce. La mère pleure.
Adam : Tu veux que je dises que c'est ma faute et seulement ma faute ? Tu veux que je le dise ? Tu crois que je souffre déjà pas assez ? Qu'est ce que j'ai à dire de plus, qu'est ce que je pourrais dire pour que tu te sentes moins coupable ?
Lauren : Comment... Comment peux tu me dire une chose pareille ? Comment peux tu...
Adam : Et toi comment peut tu croire une seule seconde que rejeter la faute sur moi arrangera quoi que ce soit ? Thomas... Notre fils est... Est...
Lauren : Parce que on a pas été capable de l'écouter ! On n'a rien vu du tout, il était en détresse et...
Marc regarde à la porte, il se retourne, et sort un pistolet de sa poche. Il le regarde silencieusement.
Adam : ... Et on ne peut plus rien faire maintenant. C'est fini. Fini...
Fin du flashback. Retour au procès.
Mr Chemin : ...Totalement responsable de ses actes.
Maitre Antos : Objection !
Juge : Objection refusée. Mr Chemin, veuillez poursuivre.
Mr Chemin : Oui, hem. Les actes de monsieur Temme sont certes d'une cruauté innomable, mais ils ont étés commis de manière délibérée et calculée.
Marc : Quelle surprise !
Tout le monde se tourne vers Marc.
Maitre Antos : Taisez vous... Mais taisez vous bon sang.
Marc : Que je me taise pour quoi ? Arrétez de faire comme si c'était une surprise, vous saviez tous que ça se passerez comme ça.
Juge : Monsieur Temme, veuillez vous taire, vous parlerez quand...
Marc : Quand mon me dise quand je dois parler ? Ah vous aimeriez bien que je fasse comme tout le monde ?
Juge : Messieurs les policiers veuillez contenir cet homme. La scéance est levée, nous nous réunirons à nouveau quand vous serez en mesure de vous contrôlez.
Marc : Sans problème, MONSIEUR le juge.
Les policiers saisissent Marc et l'emmenent hors de la salle. Maitre Antos a l'air dépité.
Le lendemain, Marc est en prison.
Voix : Marc Temme, vous avez de la visite.
Marc lève la tête, surpris. On l'emmene dans la salle de visite. C'est son frère Paul.
Marc : Salut.
Silence.
Marc : Qu'est ce que tu fais là ? Je croyais que tu pouvais pas...
Paul : J'étais dans le public pendant le procès, je voulais te voir quand même.
Marc : Ah. Je... Je pensais pas que tu avais envie de me... Reparler.
Paul : Si, j'en avais besoin, je voulais te voir, te parler, même un peu.
Marc : Et donc, qu'est ce que tu voulais savoir ?
Silence.
Paul : C'est pas croyable...
Marc : Quoi ?
Paul : Comment peut tu me regarder, me parler aussi normalement après ce que t'as FAIT ?
Marc : Paul, je...
Paul : Non, arrête, tais toi ! Comment tu peux continuer à vivre, comment tu peux ne pas avoir envie de vomir rien qu'à l'idée de ce que tu as fait ? Comment tu peux me regarder droit dans les yeux, après avoir mis en scène le suicide de Thomas ? Après avoir tué papa et maman, après avoir... Après avoir tué... Tout ces... Tu m'aurais tué, si j'avais pas été à l'étranger à l'époque tu m'aurais tué ? Comme tout les autres ?
Marc : Je... Heu...
Paul : Tu me donne envie de vomir. Tout ce que tu as dis pendant le procès... Tu te crois supérieur à nous tous ? Tu t'es toujours présenté comme un espèce de "révolutionnaire" unique et au dessus de tout le monde. Tout ce que tu veux c'est que tout le monde se sente aussi mal que toi. T'es qu'une merde...
Marc : Je n'ai...
Paul : J'espère qu'ils te condamneront à mort. Je n'ais plus aucune pitié, aucune compassion pour toi. Tu n'es plus mon frère. Je n'arrive même plus à te considérer comme un homme... Tu n'es même plus digne d'être un être humain...
Paul se lève et s'en va.
Marc : Paul... Non attends ! Paul !
Policier : Veuillez regagner votre cellule.
Un peu plus tard, Marc est dans sa cellule, le regard dans le vague...
Narrateur : Un être humain...
Il commence à pleurer.
Narrateur : Digne d'être un être humain...
Il met son visage dans ses mains.
Narrateur : Qu'est ce que j'ai fais... Mon Dieu...
FIN[/spoiler]
Un commentaire pour accompagner ma """"participation""" :
[spoiler]Bon une de mes premières idées était de ce concentré sur un personnage révolté pour d’extrêmement mauvaises raisons, et n’arrêtant pas de se persuader à soi même qu'il vaut mieux que tout le monde. Dans ce sens là j'ai envisagé de faire un remake de ma première collab avorté, "Frank satisfait ou tué", où donc le personnage principal déteste le fait que tout le monde soit heureux dans le monde, et pète les plombs. Seulement l'idée ne me plaisait pas des masses et je ne trouvais pas un bon développement. Je me suis alors dis que on pourrait parler de ces évènements APRES qu'ils se soient passés, donc par exemple pendant le procès du personnage principal. L'idée était d'opposer sa vision des faits (caricaturale et cynique) et la réalité (très violente et très sombre). Après je me suis dis que j'allais carrément laisser tomber le côté caricatural pour faire un SC 100% sérieux, vu que j'en avais pas encore fait pour ce tournois.
Après j'ai pas grand chose à dire d'autre. Le Sc aurait dû se présenter comme un visual Novel, avec les sprites de Phoenix Wright et d'autres jeu dans le genre. Je n'ai pas réussi à trouver de bon sprites pour le personnage principal, ou du moins de l'idée que je me faisais de lui ( un homme relativement jeune dont le visage n'exprime aucune émotion, avec des poses radicalement différentes genre quand il pleure à la fin), du coup j'avais commencé à utiliser tout simplement la silhouette d'un personnage de Daganronpa, parce que la symbolique était légèrement marrante. J'ai laissé tomber en cherchant les sprites de l'avocat, et quand j'ai vu le temps qu'il me restait...[/spoiler]
J'ai même pas trouvé de bon titre pour le Sc du coup il s'appelle juste "Projet Marginal"...
[spoiler]Projet Marginal
Marc Temme
Le Juge
Maitre Antos ( l'avocate)
Paul Temme( le frère aîné)
Thomas Temme (le frère cadet)
Adam Temme (le père)
Lauren ( la mère)
Mr Chemin
Salle du tribunal. Marc est sur le banc des accusés, entouré de policiers.
Voix : Veuillez vous lever pour l'entrée du juge.
Marc ne bouge même pas. Maître Antos le regarde d'un air mauvais. Le juge s'installe et commence à parler, mais Marc ne l'écoute pas.
Narrateur : Ils me regardent, ils me jugent tous. Dans leurs esprits ils m'ont déjà condamnés. Ils sont juste là parce qu'ils veulent me voir, ce que je vais faire, ce que je vais dire. Je les dégoûtent et les fascinent en même temps. Pathétiques créatures qui ne méritent même pas l'apellation "d'être humain". Ils se sentent tous tellement mieux que moi, tellement supérieurs dans leurs maisons impeccables, leurs petites vies minables. On les croiraient tous sortis de la même publicitié pour du dentifrice ou d'autres merdes dans le genre. Morts, ils sont tous morts déjà, depuis leur naissance dans ce monde de merde. Je ne veux pas être comme eux, jamais je ne serais comme eux.
Juge (voix) : Alors, Mr Temme ?
Marc : Hm...
Juge : Que décidez vous de plaider ?
Marc : Non coupable.
Maitre Antos : Hein ? Non, ce que mon client veut dire....
Marc : Je veux dire "non coupable".
Murmure dans le public.
Juge : Mr Temme, au vu des faits, je ne pense pas une seule seconde que vous devriez...
Marc se lève d'un bond. Les policiers l'empoignent.
Marc : Vous me donnez le choix alors je réponds selon mon choix ! NON COUPABLE ! N'espérez pas que je rentre dans votre jeu !
Maitre Antos : Mr le Juge je propose de reporter la scéance, je... Mon client n'est visiblement pas dans un état de nerf stable...
Juge : Nous allons faire une pause de 30 minutes. Maitre Antos, veillez à ce que votre client soit capable de se contenir pour le reste du procès.
L'assemblée se lève et sort. Les policiers mènent Marc par un couloir dérobé. Dans la rue on peut entendre le brouhaha d'une foule.
Marc : Ils sont encore là... Ils geulaient déjà aux abords de la prison, sur le chemin du tribunal, en sortant du tribunal... Une masse grouillante qui ne rêve que de me déchiqueter, au nom de la justice et de la protection des "gens civilisés". Tout ça parce que je ne joue pas le jeu, parce que je veux pas être un espèce de cadavre ambulant comme tout les autres.
Marc se trouve maintenant dans une petite pièce isolée, seul avec la juge.
Marc : Qu'est ce que vous allez me dire ?
Maitre Antos : Ecoutez moi bien, Marc... Je me fiche littéralement de votre sort. Je dois officiellement vous défendre mais en fait, je m'en contrefiche si on vous condamne à être pendu par les couilles à un lampadaire pendant que la populace vous lynche avec des pierres... Mais moi, je m'occupe de mon propre sort.
Marc : Tout le monde ne s'occupe que de son propre sort.
Maitre Antos : Fermez là ! Moi, moi je vais rentrer dans l'histoire pour avoir défendu la personne qui ne mérite même pas que l'on prenne sa défense. C'est comme si j'étais obligé de défendre Hitler à son propre procès. Vous, vous allez vous occuper pour que vous puissiez vous faire déclarer mentalement instable et PEUT ETRE éviter la peine de mort. Je suppose que au moins, vous ne voulez pas mourir ?
Marc : Tout le monde me veut mort, je suppose que je ne devrais pas leur faire ce plaisir...
Maitre Antos : Oui... Oui... Alors par pitié, contenez vous, souvenez vous de ce que je vous ai dis, de ce que vous devez dire... Pour une fois dans votre vie contenez vous et faites profil bas !
Narrateur : Profil bas... Profil bas...
Flashback. C'est Adam, le père de Marc.
Adam : Bon sang Marc tu ne pourrais pas un peu faire profil bas ! C'est insupportable que tu te fasses tout le temps remarquer comme ça ! Tu ne... Tu ne pourrais pas être NORMAL pour une fois ?
Puis ensuite Lauren, la mère de Marc.
Lauren : Chérie, écoute un peu ton père, et ne compte pas sur moi pour que je prenne ta défense. Les parents de Andy pourraient porter plainte ! Ecoute, je sais que c'est pas très facile pour toi pour t'intégrer, mais... Hum... Tu ne peux pas continuer à... Tu dois contrôler un peu tes émotions... Tu dois...
Fin du flasback.
Marc : Je dois faire quoi, à part ça ?
Maitre Antos : Rien... Rien mis à part prier. S'il existe un dieu, je pense pas qu'il ai envie de vous voir tout de suite.
Narrateur : Dieu... La réponse des faibles qui ont besoin de croire en un avenir joyeux et chantant ridicule... Vivre dans le mensonge uniquement pour moins avoir peur... Ridicule...
Maitre Antos : Vous croyez en Dieu ?
Marc : ...Oui.
Flashback, on voit Thomas, le frère cadet.
Thomas : Père Thalès à dis dans son sermont que l'homosexualité est un péché mortel... Je sais pas trop quoi en penser. Papa et maman l'adorent comme prètre. Je suppose qu'ils pensent comme lui... Je peux te confier un secret ? T'es le seul à qui je peux parler. T'es comme moi, t'es marginal. Tu me jugera pas, au mois...
Fin du flashback. Marc est de retour devant le juge. Le procès est bien avancé.
Juge : J'apelle maintenant à la barre monsieur Paul Temme, frère de l'accusé.
Un murmure se fait entendre dans la salle, mais personne n'approche.
Maitre Antos : Monsieur le juge, monsieur Paul Temme a refusé de prendre part au procès, pour raisons personnelles.
Juge : Je vois... J'apelle donc maintenant à la barre Mr Chemin, spécialiste psychologique.
Maitre Antos se penche vers Marc.
Maitre Antos : Si vous croyez en Dieu, c'est le moment de prier.
Marc ferme les yeux.
Narrateur: Prier... Pourquoi prier ? Pour demanquer quoi à Dieu ?
Flashback.
Marc écoute ses parents crier très fort dans une autre pièce. La mère pleure.
Adam : Tu veux que je dises que c'est ma faute et seulement ma faute ? Tu veux que je le dise ? Tu crois que je souffre déjà pas assez ? Qu'est ce que j'ai à dire de plus, qu'est ce que je pourrais dire pour que tu te sentes moins coupable ?
Lauren : Comment... Comment peux tu me dire une chose pareille ? Comment peux tu...
Adam : Et toi comment peut tu croire une seule seconde que rejeter la faute sur moi arrangera quoi que ce soit ? Thomas... Notre fils est... Est...
Lauren : Parce que on a pas été capable de l'écouter ! On n'a rien vu du tout, il était en détresse et...
Marc regarde à la porte, il se retourne, et sort un pistolet de sa poche. Il le regarde silencieusement.
Adam : ... Et on ne peut plus rien faire maintenant. C'est fini. Fini...
Fin du flashback. Retour au procès.
Mr Chemin : ...Totalement responsable de ses actes.
Maitre Antos : Objection !
Juge : Objection refusée. Mr Chemin, veuillez poursuivre.
Mr Chemin : Oui, hem. Les actes de monsieur Temme sont certes d'une cruauté innomable, mais ils ont étés commis de manière délibérée et calculée.
Marc : Quelle surprise !
Tout le monde se tourne vers Marc.
Maitre Antos : Taisez vous... Mais taisez vous bon sang.
Marc : Que je me taise pour quoi ? Arrétez de faire comme si c'était une surprise, vous saviez tous que ça se passerez comme ça.
Juge : Monsieur Temme, veuillez vous taire, vous parlerez quand...
Marc : Quand mon me dise quand je dois parler ? Ah vous aimeriez bien que je fasse comme tout le monde ?
Juge : Messieurs les policiers veuillez contenir cet homme. La scéance est levée, nous nous réunirons à nouveau quand vous serez en mesure de vous contrôlez.
Marc : Sans problème, MONSIEUR le juge.
Les policiers saisissent Marc et l'emmenent hors de la salle. Maitre Antos a l'air dépité.
Le lendemain, Marc est en prison.
Voix : Marc Temme, vous avez de la visite.
Marc lève la tête, surpris. On l'emmene dans la salle de visite. C'est son frère Paul.
Marc : Salut.
Silence.
Marc : Qu'est ce que tu fais là ? Je croyais que tu pouvais pas...
Paul : J'étais dans le public pendant le procès, je voulais te voir quand même.
Marc : Ah. Je... Je pensais pas que tu avais envie de me... Reparler.
Paul : Si, j'en avais besoin, je voulais te voir, te parler, même un peu.
Marc : Et donc, qu'est ce que tu voulais savoir ?
Silence.
Paul : C'est pas croyable...
Marc : Quoi ?
Paul : Comment peut tu me regarder, me parler aussi normalement après ce que t'as FAIT ?
Marc : Paul, je...
Paul : Non, arrête, tais toi ! Comment tu peux continuer à vivre, comment tu peux ne pas avoir envie de vomir rien qu'à l'idée de ce que tu as fait ? Comment tu peux me regarder droit dans les yeux, après avoir mis en scène le suicide de Thomas ? Après avoir tué papa et maman, après avoir... Après avoir tué... Tout ces... Tu m'aurais tué, si j'avais pas été à l'étranger à l'époque tu m'aurais tué ? Comme tout les autres ?
Marc : Je... Heu...
Paul : Tu me donne envie de vomir. Tout ce que tu as dis pendant le procès... Tu te crois supérieur à nous tous ? Tu t'es toujours présenté comme un espèce de "révolutionnaire" unique et au dessus de tout le monde. Tout ce que tu veux c'est que tout le monde se sente aussi mal que toi. T'es qu'une merde...
Marc : Je n'ai...
Paul : J'espère qu'ils te condamneront à mort. Je n'ais plus aucune pitié, aucune compassion pour toi. Tu n'es plus mon frère. Je n'arrive même plus à te considérer comme un homme... Tu n'es même plus digne d'être un être humain...
Paul se lève et s'en va.
Marc : Paul... Non attends ! Paul !
Policier : Veuillez regagner votre cellule.
Un peu plus tard, Marc est dans sa cellule, le regard dans le vague...
Narrateur : Un être humain...
Il commence à pleurer.
Narrateur : Digne d'être un être humain...
Il met son visage dans ses mains.
Narrateur : Qu'est ce que j'ai fais... Mon Dieu...
FIN[/spoiler]
Un commentaire pour accompagner ma """"participation""" :
[spoiler]Bon une de mes premières idées était de ce concentré sur un personnage révolté pour d’extrêmement mauvaises raisons, et n’arrêtant pas de se persuader à soi même qu'il vaut mieux que tout le monde. Dans ce sens là j'ai envisagé de faire un remake de ma première collab avorté, "Frank satisfait ou tué", où donc le personnage principal déteste le fait que tout le monde soit heureux dans le monde, et pète les plombs. Seulement l'idée ne me plaisait pas des masses et je ne trouvais pas un bon développement. Je me suis alors dis que on pourrait parler de ces évènements APRES qu'ils se soient passés, donc par exemple pendant le procès du personnage principal. L'idée était d'opposer sa vision des faits (caricaturale et cynique) et la réalité (très violente et très sombre). Après je me suis dis que j'allais carrément laisser tomber le côté caricatural pour faire un SC 100% sérieux, vu que j'en avais pas encore fait pour ce tournois.
Après j'ai pas grand chose à dire d'autre. Le Sc aurait dû se présenter comme un visual Novel, avec les sprites de Phoenix Wright et d'autres jeu dans le genre. Je n'ai pas réussi à trouver de bon sprites pour le personnage principal, ou du moins de l'idée que je me faisais de lui ( un homme relativement jeune dont le visage n'exprime aucune émotion, avec des poses radicalement différentes genre quand il pleure à la fin), du coup j'avais commencé à utiliser tout simplement la silhouette d'un personnage de Daganronpa, parce que la symbolique était légèrement marrante. J'ai laissé tomber en cherchant les sprites de l'avocat, et quand j'ai vu le temps qu'il me restait...[/spoiler]